Gestion des niveaux d'eau - COPIL de janvier 2011

Compte tenu des difficultés soulevées par la gestion des niveaux d’eau sur le secteur de la Haute Somme (variations importantes et soudaines des lignes d’eau) et mises en évidence au sein des réunions du SAGE Haute Somme, il semblait impératif, compte tenu des enjeux patrimoniaux (zones Natura 2000 notamment) et des usages existants (navigation, pêche, chasse…), de mettre en place un dispositif de gestion hydraulique concerté entre les propriétaires et exploitants des étangs de la Haute Somme et les gestionnaires des voies canalisées (Voies Navigables de France, Agence fluviale du Conseil général de la Somme).

Ces variations des niveaux d’eau ont en effet différents impacts :

  • Dégradation/érosion des berges ;
  • Dysfonctionnement des milieux aquatiques ;
  • Insatisfaction des usagers (pêcheurs, chasseurs, association de sinistrés, etc.) ;
  • Inondations de terrains privés ;
  • Difficulté de gestion et d'harmonisation entre les différents gestionnaires des voies d'eau et étangs

visite terrain niveau d'eau

Visite sur le canal du Nord – fonctionnement hydraulique de la Haute Somme

Dans le cadre du SAGE Haute Somme, un groupe de travail a donc été créé sur cette problématique. Il associe notamment les gestionnaires des voies d’eau et les acteurs de l’eau : le Conseil Général de la Somme (Agence fluviale), les Voies Navigables de France, le Syndicat de la Vallée des Anguillères, l’Association Syndicale des Propriétaires et Exploitants des Etangs de la Haute Somme, la Fédération départementale de la Somme pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, l’Etat représenté par le Sous-Préfet de Péronne, les services de la police de l’eau, la DREAL Picardie, etc.

L’objectif de cette première réunion, qui s’est tenue le 19 janvier 2011, était, dans un premier temps, d’analyser les causes de fluctuations des niveaux d’eau et de comprendre le fonctionnement hydraulique global de la Haute Somme. Ce réseau s’est avéré par ailleurs complexe et fortement anthropisé. Les difficultés de gestion apparaissent essentiellement lors des périodes d’étiage, puisqu’en cas de manque d’eau, il devient difficile de satisfaire et de concilier les différents usages.

Dans un second temps, il a été proposé un cadre de gestion permettant de satisfaire et de concilier au mieux les besoins des usagers tout en s’assurant de la bonne fonctionnalité des zones humides particulièrement remarquables dans ce secteur.

Cette démarche devrait aboutir à l’élaboration d’une convention fixant les modalités de gestion des ouvrages et de contrôle des côtes de plans d’eau, et ce, en tenant compte des différentes situations hydrologiques (étiage, crue ou situation normale).

 La réunion a été suivie d’une visite de terrain afin de bien comprendre le fonctionnement hydraulique de ce secteur.

Compte-rendu