Un bassin versant ou bassin hydrographique est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun. La ligne séparant deux bassins versants adjacents est appelée ligne de partage des eaux.
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| Carte 1 : Le bassin versant de la Somme |
Le bassin versant de la Somme représente une surface de
5 560 km² étendue sur 4 départements : la Somme, l'Aisne, l'Oise et le Pas de Calais.
Il est drainé par le fleuve Somme et divers affluents constituant un réseau hydrographique de plus de
900 km de linéaire.
Les eaux superficielles
La Somme et ses affluents
Longue de 245 km, la Somme prend sa source à Fonsommes, à une dizaine de kilomètres à l'Est de Saint-Quentin, pour se jeter dans la Manche à Saint-Valéry-sur-Somme.
Elle traverse plusieurs grandes agglomérations, en particulier Saint-Quentin, située dans le département de l'Aisne, Péronne, Amiens et Abbeville, localisées dans celui de la Somme.
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| Carte 2 : La Somme et ses affluents |
Sur son parcours, le fleuve reçoit les eaux de plusieurs affluents. On distingue principalement l'Omignon, l'Hallue, la Nièvre et le Scardon en rive droite ; l'Avre, la Selle, le Saint-Landon, l'Airaine et l'Amboise en rive gauche. Le débit moyen interrannuel, ou module, de la Somme à Abbeville est de
34,9 m3/s.
Jusqu'à Amiens, le fleuve décrit de nombreux méandres ; sa vallée est étroite et encaissée. En aval de la ville, elle s'élargit et prend une direction nord-ouest.
Tout au long de son parcours, la Somme ne reste qu'assez peu à l'état naturel. Elle a en effet été canalisée sur une grande partie de sa longueur, notamment pour relier la région de Saint-Quentin à la mer.
Le canal de la Somme
La construction du canal de la Somme débute en 1770 pour s'achever en 1843, avant une mise au gabarit Freycinet (norme régissant la dimension des écluses) en 1880. D'une longueur de 156,5 km, le canal débute à Saint-Simon, où il est en liaison avec le canal de Saint-Quentin, et se jette dans la baie de Somme au niveau de Saint Valéry sur Somme.
Le nombre d'écluses présentes s'élève à 25.
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| Carte 3 : Le canal de la Somme |
Durant les cinquante-trois premiers kilomètres, entre Saint-Simon et Froissy, le canal est latéral à la Somme naturelle. Sur le reste du parcours, il est établi tantôt en rivière, tantôt en dérivation.
A Abbeville, une dérivation scinde la boucle de la Somme. La voie se poursuit ensuite jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme, sous le nom de canal maritime.
Depuis 1992, le Conseil Général de la Somme assure la gestion de cette voie d'eau de Sormont jusqu'à Saint Valéry sur Somme. La gestion amont du canal est assurée par les Voies Navigables de France (V.N.F).
Un patrimoine naturel remarquable
Le fond de vallée de la Somme est marqué par un important complexe de zones humides très diversifiées (étangs, tourbières alcalines, roselières) abritant un cortège d'espèces végétales et animales souvent rare et protégé au niveau européen. A son embouchure, le fleuve s'ouvre sur une vaste baie couvrant plus 7 200 ha et composés de pré-salés, vasières et cordons sableux. Ces milieux constituent une halte migratoire privilégiée pour de nombreux oiseaux et mammifères comme le phoque veau-marin. Prés de 3000 ha de la baie sont classés en réserve naturelle.
Les eaux souterraines
Le sous-sol du bassin versant de la Somme est presque entièrement constitué de craie, formation qui atteint
200 mètres d'épaisseur, reposant sur un support argilo-marneux. La craie se caractérise par une forte porosité, qui lui permet de stocker une grande quantité d'eau, et une certaine perméabilité, qui facilite les échanges entre roches.
De part cette structure géologique, les communications entre les eaux souterraines et les eaux surfaces sont omniprésentes sur l'ensemble du territoire.
Ainsi, 80 % du débit moyen des cours du bassin versant de la Somme sont assurés par la contribution des eaux souterraines.