Protection

Depuis 2001, de nombreux travaux et études ont été entrepris dans le cadre d’une stratégie d’aménagement globale et cohérente du bassin de la Somme. La plupart de ces travaux réalisés par le Conseil Général de la Somme contribuent à améliorer nettement la situation (la diminution des niveaux d’eau serait d’environ 30 cm à Abbeville pour une crue équivalente à 2001). D’autres aménagements sont actuellement à l’étude.

 

Les restaurations de berges et de digues

Il s’agit de restaurer les berges et les digues à l’aide de techniques adaptées pour améliorer les écoulements en cas de crue et assurer la protection des zones les plus sensibles. Sur la Somme, ce sont environ 35 km de berges qui ont ainsi été restaurées depuis la crue de 2001, dont 12 km en technique végétale*.

 

La réhabilitation des ouvrages

Certains ouvrages (ponts, barrages, écluses) présentant des capacités hydrauliques insuffisantes ou fragilisés par les crues ont été réhabilités.

- La réfection de certaines écluses (Abbeville, Amiens…), et des barrages de Pont-Rémy et Lamotte-Brebière.

- La reconstruction d’ouvrages de franchissements routiers (à Abbeville, Daours et Pont-Rémy) destinée à garantir un meilleur écoulement des eaux en période de crues.

- La pose d’un siphon sous l’Airaines à Longpré-les-Corps-Saints permettant de faciliter les écoulements en lit majeur.

- L’implantation d'un poste de pompage fixe à Sur-Somme (Abbeville) capable de débiter 3 m3/s à l’exutoire des Nonnains.

- L’élargissement des barrages de Saint-Valery-sur-Somme, destiné à améliorer l’évacuation des eaux vers la mer. Ces nouvelles passes permettent d’abaisser le niveau de 20 à 50 cm sur l’agglomération d’Abbeville.

- Le curage de la Somme et de différents biefs visant à améliorer l’écoulement des eaux dans les zones à enjeux.

Une grande part de ces actions a été réalisée sous la maîtrise du Conseil Général de la Somme.

 

La restauration des Zones d’Expansion de Crues (ZEC)

L’étude de modélisation hydraulique a clairement démontré que, pour une crue analogue à celle de 2001, la restauration des ZEC* de la vallée de la Somme n’était envisageable qu’en réponse à des enjeux locaux. En effet, compte tenu des volumes et de la durée de l’événement, on peut difficilement concevoir un ralentissement dynamique pour ce type de crue, le lit majeur se trouvant déjà largement sollicité.

Cependant, des opérations visant à optimiser l’étalement des crues en lit majeur ont été conduites sur plusieurs affluents, dans le cadre de plans de gestion, comme par exemple sur la vallée de l’Avre, de l’Airaines ou encore de la Trie.

 

La lutte contre le ruissellement

Ces phénomènes, qui résultent le plus souvent de fortes précipitations s’abattant sur des sols imperméabilisés ou des parcelles agricoles dénudées, sont fortement aggravés lorsque la pente présente une déclivité importante et entraînent la formation de coulées de boue.

Plusieurs études réalisées sur le bassin de la Somme (sous la conduite de SOMEA) ont permis de proposer des réponses adaptées, privilégiant des mesures d’hydraulique douce comme:

  • le développement de bandes enherbées dont la fonction est d’acheminer l’eau et d’optimiser son infiltration;
  • des pratiques culturales adaptées (labour printanier, couverts hivernaux, rotation des cultures ou encore gestion cohérente du parcellaire et de l’assolement),…
  • la restauration/création de fossés;
  • la plantation de haies (sur talus ou diguette de préférence), si possible en réseau sur les versants et couplée à un réseau de fossés;
  • la restauration/création de mares servant d’exutoire au réseau de fossés.

L’idéal étant que toutes ces mesures soient associées les unes aux autres afin d’améliorer leur efficacité. De plus, elles sont peu onéreuses, faciles à mettre en oeuvre et efficaces à court terme. Des solutions lourdes visant à créer des retenues (bassins de rétention) en amont existent mais affichent des coûts d’investissement et d’entretien beaucoup plus importants et n’apportent qu’une réponse partielle aux problèmes de ruissellement.