Prévention

Tout citoyen a droit à l'information concernant le risque inondation auquel il est exposé. Chacun doit avoir connaissance des mesures de prévention et de sauvegarde mises en place. L'Etat ainsi que les maires ont la responsabilité de fournir ces informations à la population, que ce soit au travers de l’élaboration d’outils informatifs (DICRIM), organisationnels (PCS) ou encore réglementaires (PPRI : Plan de Prévention des Risques Inondation).

L’information préventive

La prévention des inondations passe par l’information du public, par l’anticipation de la crise et aussi par une meilleure maîtrise de l’urbanisation. Depuis maintenant quelques années, la prise en compte du risque est de plus en plus présente au sein des politiques publiques. Ces démarches sont formalisées à travers divers documents.

  • Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM)

Il s’agit d’un dossier d’information et de sensibilisation sur les risques majeurs et les inondations en particulier. Il est établi par le préfet, en liaison avec les différents acteurs départementaux. Il décrit les risques, leurs conséquences prévisibles, les événements historiques ayant touché chaque commune, ainsi que les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde prévues dans le département pour en limiter les effets. Il est consultable en mairie et sur les sites internet des préfectures du bassin de la Somme (02, 60, 80):

          •www.somme.pref.gouv.fr

          •www.aisne.pref.gouv.fr

          •www.oise.pref.gouv.fr

  • Le Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)

Réalisé par la commune, il a pour but d'informer la population sur les risques existants à l’échelle communale et les mesures à mettre en œuvre en cas d’inondation. Il est consultable en mairie.

  • Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS)

Il définit les moyens à mettre en oeuvre pour assurer l'alerte, l'information, la protection et le soutien de la population en cas d’événement majeur. Le PCS est le maillon local de l'organisation de la sécurité civile.

Le PPRI

  • Qu'est-ce que le PPRI ?

Le PPRI est une procédure qui vise à prendre en compte les conséquences des risques naturels dans les documents d'urbanisme et les droits d'occupation du sol. Il s'inscrit dans une politique globale de prévention des risques. Il concourt au développement raisonné, cohérent et durable de la vallée, en tenant compte aussi bien de la gestion hydraulique, que des aspects environnementaux, socioéconomiques. Le PPRI, une fois approuvé, vaut servitude d'utilité publique et s'impose à tous, notamment lors de la délivrance des permis de construire. Il doit être annexé au document d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme, carte communale).

  • Le PPRI Vallée de la Somme

Suite aux inondations désastreuses de l’hiver 2000-2001, un PPRI a été approuvé sur 118 communes de la vallée de la Somme et ses affluents (étendu à 11 communes supplémentaires en 2008). Il vise à délimiter les zones exposées directement ou indirectement aux inondations et à réglementer l'utilisation des sols.

  • Que contient le PPRI ?

          Une note de présentation :

Elle expose les raisons de la prescription du PPR, les phénomènes naturels connus, les aléas, les enjeux, les objectifs recherchés pour la prévention des risques, le choix du zonage et des mesures réglementaires.

          • Des documents graphiques comprenant :

- une carte des aléas qui retrace et hiérarchise les inondations de 2001 ;

- une carte des enjeux qui représente les personnes, biens et activités susceptibles d’être affectés par de nouvelles inondations ;

- une carte du zonage réglementaire qui repose sur le croisement des deux précédentes et qui détermine les secteurs les plus exposés aux risques.

          • Un règlement précis :

Notifiant les mesures d'interdiction et les prescriptions. Par exemple, sont autorisés :

  • dans une zone de type 1 : la rénovation et l’aménagement des constructions existantes, ainsi que la reconstruction après sinistre, les extensions pour mises aux normes sanitaires…
  • dans une zone de type 2 : les extensions des habitations limitées à 30 m2 de l’existant, les constructions annexes limitées à 15 m2, les parkings avec système d’infiltration des eaux…
  • dans une zone de type 3 : toutes constructions d’habitations nouvelles sans cave, ni sous-sol, qui se situent sur un vide sanitaire à au moins 0,5 m au-dessus du niveau de référence (niveau d’eau maximum connu)…
  • dans une zone de type 4 : tous les ouvrages ou constructions en surface ou en souterrain (sauf hôpitaux).